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Impasse

Crack à Paris: un appel à des solutions «concertées, de la police aux travailleurs sociaux»

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Hébergements, salles de consommation à moindre risque, réinsertion… Des solutions face à la situation enkystée dans le nord-est parisien ont été avancées par un collectif d’associations et des professionnels de santé.

Le camp de consommateurs de crack au square Forceval dans le XIXe arrondissement de Paris. (Stéphane Lagoutte/Myop pour Libération)
Publié le 23/09/2022 à 5h19, mis à jour le 23/09/2022 à 14h40

Le changement de lieu communiqué à la dernière minute n’aura rien changé. Initialement prévue à Aubervilliers, la réunion organisée jeudi soir autour de la situation du crack à Paris s’est finalement tenue dans le XVIIe arrondissement de la capitale. La raison : des menaces et de très nombreux messages hostiles publiés par des associations de riverains sur les réseaux sociaux, déçus de ne pas avoir été conviés. Malgré la petite dizaine d’entre eux tout de même venus protester dans le calme devant le bâtiment, à l’intérieur, professionnels de santé, de terrain, usagers et riverains ont déjà commencé à se poser la bonne question : comment sortir de l’impasse ?

Depuis un an et l’installation du camp de consommateurs de crack à la porte de la Villette, 400 personnes se trouvent quotidiennement au square Forceval. Selon les associations et travailleurs sociaux, 150 personnes dorment sur place. Et en un an, «une grande violence» s’y est installée, explique Mathilda, cheffe de service dans un Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues et professionnelle de terrain au square Forceval. Elle évoque «des cas de viol, de séquestration qui sont rapportés tous les jours». Des maraudes y ont lieu, «mais elles ne s

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