Dans son discours de politique générale, au chapitre santé, Michel Barnier a coché toutes les cases. Reconnaissant d’emblée que l’accès aux soins était «au cœur des préoccupations des Français», il a salué dès ses premiers mots «les aides-soignants, les infirmières, les médecins, qui ont toujours moins de temps pour soigner toujours plus de patients», ce qui ne mange pas de pain. En appelant aux «solutions de terrain», il a abordé la question des déserts médicaux, avec pour solde de tout compte de quarante années de maîtrise comptable court-termiste, un exercice de révisionnisme : «Le temps est révolu où on avait la crainte de former trop de médecins.» Les temps auraient changé, cette peur n’existerait plus. Alors même que tout dans les choix du gouvernement précédent, et, nous allons le voir, dans ceux du gouvernement à venir, montre à l’évidence que rien n’a changé dans la vision purement économique du système de santé du pays, toujours considéré comme un poids financier insupportable pour les comptes sociaux, un frein à l’attractivité du pays pour les investisseurs. Car soyons clair, personne n’a jamais craint de form
Journal d'un système de santé en crise
Derrière le discours de Michel Barnier, le système de santé toujours considéré comme un poids financier insupportable
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Christian Lehmann est médecin et écrivain. Pour «Libération», il tient la chronique d’une société touchée par les crises sanitaires et du service public. Aujourd’hui, retour sur les annonces du Premier ministre à l’Assemblée nationale qui ne devraient rien changer au désastre en cours.
Le Premier ministre, Michel Barnier, au lendemain de sa déclaration de politique générale, le 2 octobre au Sénat. (Thomas Samson/AFP)
Publié le 02/10/2024 à 19h19, mis à jour le 02/10/2024 à 19h19
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