«Le temps d’un décroché lorsque les gens appellent le Samu, c’est-à-dire le temps avant qu’ils puissent obtenir un assistant de régulation médicale au téléphone, peut atteindre, certains jours, une vingtaine de minutes, indique une praticienne hospitalière au Samu de Toulouse depuis 2016 : «Et là les appels sont triés. En pratique, les patients composent le 15 pour une urgence vitale ou aujourd’hui pour un besoin de médecine générale. Les appels sont décrochés par des assistants de régulation médicale qui ont la lourde tâche de faire le tri. Certains patients sont considérés comme des urgences vitales, qui sont immédiatement basculées vers un urgentiste, d’autres peuvent attendre encore plus de vingt minutes si leur appel nécessite un simple conseil médical ou, de plus en plus fréquemment, la recherche d’une consultation ou d’une visite de médecine générale en permanence des soins ambulatoires (PDSA) , ce qu’on appelle des soins non programmés (SNP).»
Journal d'un système de santé en crise
Pendant le Covid, une montée en puissance avec la participation d’externes en médecine formés à la régulation avait amené à réduire le «décroché» à moins de trente secondes. L’afflux actuel est lié en partie à l’épidémie de grippe mais, constate Valérie, est surtout survenu quelques jours avant Noël, avec une augmentation important