Pourquoi le débat sur la fin de vie, qui revient ce lundi 16 février à l’Assemblée nationale, est-il si polarisé, alors même que les Français plébiscitent l’ouverture d’un droit à l’aide à mourir ? Dans leur essai la Mort confisquée (Grasset), François Blot, réanimateur dans un grand hôpital d’Ile-de-France, et Elsa Walter, ancienne bénévole d’accompagnement en cancérologie, identifient une cause structurelle : le peu de considération du milieu médical et soignant français pour la parole des malades. Pour le médecin, les arguments des opposants à l’aide à mourir ne tiennent pas, dès lors qu’on apprend à écouter les vœux des personnes condamnées par la maladie.
Deux ans après le dépôt de deux propositions de loi sur la fin de vie, l’ouverture du droit à l’aide à mourir n’est toujours pas entérinée al




