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Interview

Droit à l’aide à mourir : «La parole des malades est confisquée dès la chambre d’hôpital»

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Coauteur d’un récent essai, le médecin réanimateur François Blot éclaire l’une des causes du retard français en matière d’euthanasie et de suicide assisté, la délégitimation des patients. Avec des terribles conséquences : euthanasies clandestines, fuite en Belgique, obstination palliative.

Pour le médecin François Blot, «en pratique, la parole médicale reste surplombante, empreinte de paternalisme sous couvert de bienveillance». (Stéphane Dubromel/Hans Lucas pour Liberation)
Publié le 16/02/2026 à 7h24

Pourquoi le débat sur la fin de vie, qui revient ce lundi 16 février à l’Assemblée nationale, est-il si polarisé, alors même que les Français plébiscitent l’ouverture d’un droit à l’aide à mourir ? Dans leur essai la Mort confisquée (Grasset), François Blot, réanimateur dans un grand hôpital d’Ile-de-France, et Elsa Walter, ancienne bénévole d’accompagnement en cancérologie, identifient une cause structurelle : le peu de considération du milieu médical et soignant français pour la parole des malades. Pour le médecin, les arguments des opposants à l’aide à mourir ne tiennent pas, dès lors qu’on apprend à écouter les vœux des personnes condamnées par la maladie.

Deux ans après le dépôt de deux propositions de loi sur la fin de vie, l’ouverture du droit à l’aide à mourir n’est toujours pas entérinée al

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