La bataille pour une fin de vie digne entre dans sa phase décisive. A compter de ce lundi 16 février, les députés examinent en deuxième lecture les deux propositions de loi sur les soins palliatifs et sur l’aide à mourir, piliers du «nouveau modèle français» promis par Emmanuel Macron en avril 2023 à l’issue de la convention citoyenne ad hoc. Pour ses partisans comme pour ses adversaires, la semaine s’annonce cruciale. C’est qu’à l’issue de ces travaux, l’Assemblée nationale, qui avait approuvé les deux textes en mai, doit de nouveau se prononcer sur l’un et sur l’autre lors d’un vote solennel le 24 février. «En cas de quitus, la réforme serait solidement ancrée», estime le député apparenté Modem Olivier Falorni, défenseur infatigable de la réforme et rapporteur du texte sur le droit à mourir, même si le chemin législatif à parcourir reste encore long.
Consciente de l’enjeu, la droite se prépare à l’affrontement. Et d’abord sur l’aide à mourir. A ce stade, le texte ouvre aux malades répondant à cinq critères cumulatifs (être majeur, français ou résident stable et régulier, atteint d’une affection grave et incurable, avoir une souffrance co




