Pas inquiet, mais embarrassé, François Braun. Le ministre de la Santé le dit : la gronde étudiante contre son projet d’instaurer une quatrième année d’internat de médecine générale sous forme de stage ambulatoire à réaliser «en priorité» dans les déserts médicaux, est le fruit d’un «malentendu» qu’il se charge de dissiper. Pour «répondre aux besoins de santé» de la population, l’ex-président du syndicat Samu-Urgences de France mise davantage sur la «responsabilité» des professionnels de terrain.
Les étudiants en médecine dénoncent ce qui n’aurait pour but que de les envoyer pallier la pénurie de généralistes dans les déserts médicaux. Comprenez-vous leur colère ?
C’est parti comme une traînée de poudre sur un malentendu. A l’origine, cette quatrième année de DES [diplôme d’études spécialisées, ndlr] de médecine générale, c’est une demande des étudiants ! Ils considéraient que leur cursus ne leur offrait pas une formation suffisante en gynécologie-obstétrique, en pédiatrie et même dans la gestion d’un cabinet médical. C’est dans cet objectif qu’on avait fait figurer cette mesure dans le programme présidentiel du candidat Macron. Ce qu’on leur propose aujourd’hui, c’est d’ajouter une année d’internat entièrement consacrée à des stages ambulatoires pour mieux les préparer à l’exercice professionnel en cabinet médical. En parallèle, on va se donner les moyens, en lien étroit avec les élus locaux, pour que les étudiants puissent les effectu




