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Grève des médecins libéraux pendant au moins dix jours : «Il y a une perte de confiance généralisée face au politique»

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Cabinets fermés, blocs opératoires à l’arrêt… L’ensemble des syndicats représentatifs des généralistes et des spécialistes appellent à un vaste mouvement de contestation à partir de ce lundi 5 janvier. Ils manifesteront à Paris, samedi.

La ministre française de la Santé, de la Famille, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, à l'Assemblée, le 16 décembre. (Sarah Meyssonnier/Reuters)
Publié le 04/01/2026 à 12h29

La colère gronde depuis des mois parmi les blouses blanches, voilà qu’elle éclate dans toute la France en ce début 2026. Lundi 5 janvier marque le début d’un vaste mouvement de contestation, pour au moins dix jours. L’étincelle ? La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS), adoptée mi-décembre, et son lot de mesures jugées «autoritaires».

Chose rare, l’ensemble des organisations représentatives des médecins libéraux s’est uni pour appeler à la grève : celles des généralistes et des spécialistes ; de la nouvelle génération et d’étudiants, parmi lesquels les internes. Deux organisations d’infirmières libérales les ont rejoints. La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) les soutient. Déjà, les syndicats promettent un mouvement de contestation «sans précédent». Avec pour point d’orgue une manifestation à Paris, samedi 10 janvier.

Une union «historique»

«Il y a une perte de confiance généralisée face au politique, c’est pourquoi des organisations aussi différentes sont toutes dans la rue», convient Agnès Giannotti, présidente de MG France, premier syndicat des généralistes. La loi de financement de la Sécurité sociale cristallise la majorité du mécontentement. Moults mesures ne passent pas : enveloppe budgétaire insuffisante ; possibilité de revoir <

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