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Grippe : «Il est encore temps de se faire vacciner», rappelle la ministre de la Santé à quelques jours du pic de l’épidémie

Stéphanie Rist a lancé ce vendredi un appel à la vaccination tout en saluant une couverture vaccinale plus vaste que l’année dernière à la même époque, avec une augmentation «plus de 17 %».

Stéphanie Rist, le 17 décembre, à Paris. (Dimitar Dilkoff/AFP)
Publié le 26/12/2025 à 15h28

Une piqûre de rappel avant qu’il ne soit trop tard. A quelques jours du pic estimé de l’épidémie de grippe en France, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a souligné ce vendredi qu’il était «encore temps de se faire vacciner», lors d’un déplacement aux urgences de l’hôpital Edouard-Herriot, à Lyon.

«On est en phase d’arriver au pic, a expliqué la ministre. On n’est pas encore dans la diminution […] mais dans une phase haute». Les courbes épidémiques devraient atteindre leur sommet au cours de la dernière semaine de 2025 (72,5 % de probabilité) ou lors des premiers jours de 2026 (22,5 %), selon Santé publique France. Le dernier bilan publié par l’agence, mercredi, fait était d’une intensification de l’épidémie, qui reste pour l’heure «modérée».

Si Stéphanie Rist a salué une couverture vaccinale plus vaste que l’année dernière, avec une augmentation «plus de 17 , la ministre a mis en garde contre une possible reprise épidémique à la rentrée, favorisée par les fêtes de fin d’année et les retours de vacances.

17 médecins réquisitionnés par la préfecture dans les Bouches-du-Rhône

«Il ne faut pas oublier les gestes barrières», comme le port du masque en cas de symptômes et bien se laver les mains, «des mesures que tous les Français connaissent maintenant, mais qui sont importantes à rappeler», a-t-elle ainsi ajouté.

Interrogée sur la réquisition de médecins, comme dans les Bouches-du-Rhône où 17 généralistes ont été réquisitionnés en période de congés de soignants par la préfecture du 25 décembre au 4 janvier pour faire face aux épidémies hivernales, la ministre a assuré que «ce n’est pas inhabituel.»

«Il n’y a pas d’obligation des médecins de ville sur cette permanence des soins ambulatoires», a expliqué Stéphanie Rist, mettant en avant la «responsabilité collective». «Je souhaite que ce ne soit pas par de l’obligation, mais plutôt du travail entre professionnels, pour permettre d’avoir des listes de garde», a-t-elle plaidé.

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