Le géant de l’agroalimentaire Nestlé a annoncé lundi 5 janvier au soir un rappel volontaire et «préventif» de lots de laits infantiles par mesure de précaution en France et dans plusieurs pays d’Europe, dont l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, l’Italie et la Suède. La mesure concerne les marques Guigoz et Nidal, toutes deux commercialisées en France.
Des «investigations» du groupe auraient «révélé la présence potentielle de céréulide, une substance d’origine bactérienne issue du micro-organisme Bacillus cereus, susceptible de provoquer des troubles digestifs». «Dans la plupart des cas, ces symptômes apparaissent rapidement (trente minutes à six heures)», écrit Nestlé sur son site, avec «des vomissements et de la diarrhée».
Nestlé France demande aux consommateurs ayant acheté un des lots des produits concernés - la liste est disponible ici - de ne pas le rapporter en magasin, mais de prendre chaque boîte concernée en photo afin d’obtenir un bon d’achat et de jeter le produit. L’entreprise incite également ses clients à contacter le Service Consommateurs Guigoz au 0800 100 409 ou Nidal au 0800 100 312.
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La découverte fait suite à la détection d’un problème de qualité dans un ingrédient venant d’un de ses grands fournisseurs, qui a, selon le groupe, lancé une analyse approfondie. Nestlé assure avoir «procédé à une analyse de toutes les huiles d’acide arachidonique et mélanges d’huiles correspondants utilisés dans la production des produits de nutrition infantile potentiellement affectés».
Le groupe précise «être en contact avec les autorités des pays concernés pour s’assurer que les mesures nécessaires sont prises». Tout en insistant sur le fait qu’«aucun cas de maladie en lien avec les produits concernés n’a été confirmé jusqu’à présent».
Un premier rappel en décembre
Sur les versions locales de son site internet pour chaque pays concerné, le groupe a mis en ligne des photos avec le numéro des lots de produits, commercialisés sous des noms différents d’un pays à l’autre. En Allemagne, ils sont notamment vendus sous la marque Beba et Alfamino.
En décembre, Nestlé avait déjà procédé à un rappel de lait infantile, notamment en France, suite à la détection du micro-organisme Bacillus cereus sur une ligne de production. Le groupe avait alors été vivement critiqué par l’ONG Foodwatch pour sa communication jugée «très vague».




