«Lorsqu’il veut s’asseoir, il se laisse tomber juste à côté de sa chaise. Et il ne trouve plus du tout ses mots.» Jane Chapman (1), 75 ans, assiste depuis cinq ans au déclin de son mari, Michael, 83 ans. Ce Franco-Britannique, ancien officier de la marine, est atteint de dégénérescence neurocognitive à multiples facteurs ; un trouble qui affecte l’équilibre, l’orientation ou la logique.
Dans leur maison de Gironde, Jane s’occupe tous les jours de lui faire sa toilette, de l’habiller, de le nourrir, de l’aider à marcher. «Je ne crois pas qu’il reste quelque chose qu’il puisse faire seul», raconte la retraitée, ancienne professeur d’anglais. Jane Chapman fait partie des 8 à 11 millions de proches aidants en France, dont le quotidien est particulièrement exigeant.




