Interrogée dans la Dépêche sur la situation des urgences de Toulouse et de Caen, la ministre de la Santé, la rhumatologue Stéphanie Rist, annonce : «Nous allons augmenter le nombre de médecins formés… et je ne voudrais pas que l’on résume les sujets de la santé au financement, les enjeux d’organisation des soignants entre eux sont tout aussi importants.» Cinq ans après avoir applaudi les soignants qui tenaient la ligne, c’est la manière qu’a choisie le gouvernement, et la ministre, pour leur faire endosser la responsabilité de la catastrophe en cours.
Si les urgences, comme l’accès aux soins en ville, s’effondrent, ce n’est pas la faute des restrictions budgétaires, des vexations et de la traque à la performance des hospitaliers, des médecins de ville, mais… de l’incapacité des soignants à mieux s’organiser pour gérer la pénurie. Cela m’a rappelé les prouesses passées de la ministre qui renomme




