Au printemps 2025, les médecins qui suivent Dominique Pelletier pensent qu’elle n’a plus qu’une poignée de semaines à vivre. L’énergie déployée par l’octogénaire tranche pourtant avec les données de son dossier médical ; elle entend bien profiter de tout jusqu’au bout, mais refuse les souffrances inutiles par lesquelles elle a vu passer des proches. Alors, la Nordiste s’organise : quand elle estimera ne plus être capable d’endurer son cancer, elle ira recevoir le «dernier soin» en Belgique, dans la dignité.
Durant neuf mois, Libération l’a suivie, la rencontrant régulièrement pour échanger sur sa vie, sa mort et cette législation française qu’elle jugeait inadaptée. Le 7 février, Dominique Pelletier est finalement décédée aux urgences de l’hôpital de Roubaix, après une brusque dégradation de son état de santé. Quelques jours avant le retour de la loi sur la fin de vie à l’Assemblée nationale, examinée en seconde lecture à partir de ce lundi et jusqu’au 24 février.
17 mai 2025
«Personne ne peut plus rien pour moi»
«Mon cancer de l’utérus a métastasé aux poumons. Je ne me fais pas d’illusions quant aux suites de ma maladie : je ne suis pas guérissable. Personne ne




