Jérôme Salomon bascule dans le privé. L’ancien directeur général de la Santé, figure de la crise sanitaire aux côtés des ministres de la Santé Agnès Buzyn puis Olivier Véran, va embrasser de nouvelles responsabilités chez Zoï, startup de médecine préventive fondée par Ismaël Emelien, ancien conseiller spécial d’Emmanuel Macron arrosé par l’affaire Benalla, et l’entrepreneur Paul Dupuy.
Après un rapide passage à l’OMS, qu’il avait rejointe en 2023 suite à son départ de la Santé, où il a officié pendant cinq ans, Salomon, épidémiologiste de formation «aura pour mission de consolider la gouvernance médicale de Zoī et d’en garantir le niveau d’exigence et de robustesse scientifique», a détaillé l’entreprise dans un communiqué, ce mardi.
Plusieurs milliers d’euros pour un bilan
Critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire, Jérôme Salomon supervisera ainsi les programmes de bilans de santé haut de gamme de la startup, dont Libération avait exploré les coulisses, dans les beaux quartiers de Paris. Au menu : une batterie extensive de tests dans un cadre luxueux, puis des préconisations biberonnées à l’intelligence artificielle, alliant sciences des données et sciences comportementales. Le tout, pour une somme allant d’un à plusieurs milliers d’euros.
En 2022, la société avait levé 20 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs parmi lesquels le magnat Xavier Niel, le PDG de l’armateur CMA CGM Rodolphe Saadé, ou encore Jean-Claude Marian, le fondateur du groupe Orpea. Un succès rendu possible par l’expertise du financier Christian Dargnat, également aux manettes des levées de fonds des campagnes électorales d’Emmanuel Macron, en 2017 et en 2022.
Depuis, la jeune pousse a ouvert un premier centre au cœur de Paris, entre la place Vendôme et celle de l’Opéra, et envisage, selon son site internet, «d’ouvrir d’autres centres de check-up, en particulier hors de France».




