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Reportage

«La dimension collective permet de se sentir à l’aise» : menacés de coupes budgétaires, les centres de santé communautaire réparent le lien pour améliorer le soin

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Depuis 2021, l’expérimentation Secpa permet à 26 structures médicales de proposer un accompagnement psychosocial gratuit à leurs patients. Mais le retard de son passage dans le droit commun l’expose à une perte de financements qui lui serait fatale.

Lors d'une permanence d’accès au droit organisée par les médiateurs de la Maison de santé Pyrénées-Belleville dans le restaurant associatif la Cantine des Pyrénées, dans le XXe arrondissement de Paris, le 4 février. (Denis Allard/Libération)
ParMaud Mathias
photo Denis Allard
Publié aujourd'hui à 14h15

D’un geste répété mille fois, Isabelle Gueguen déverrouille le boîtier gris accroché à côté d’une des innombrables portes de cette cité du quartier de Belleville, dans le nord-est de Paris, dont elle extrait la clé de l’appartement de Corinne, 65 ans. «On a installé ces boîtes à clé avec l’accord de Paris Habitat. C’est pratique pour entrer chez les patients qui ne peuvent pas toujours se déplacer pour nous ouvrir», explique l’infirmière de 49 ans, annonçant sa présence d’un «On entre !» sonore.

Canne posée à ses pieds, Corinne accueille l’infirmière d’un sourire sans se lever du canapé, un plaid sur les genoux. «Je vous ai amené Adrien pour régler cette histoire d’opticien», lance gaiement la soignante en désignant le médiateur en santé, qui assure le lien entre les personnes éloignées du soin et les professionnels de la médecine. Laura Simsolo, psychologue, complète le trio. Tous trois sont salariés de la Maison de santé Pyrénées-Belleville (MSP) ; mais Adrien Acevedo et La

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