Les naissances de 2025 pourraient atteindre leur plus bas niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour la quatrième année de suite. Le nombre de bébés nés chaque jour en moyenne a en tout cas reculé de 2,4% de janvier à novembre par rapport à la même période en 2024, rapporte l’Insee ce jeudi 8 janvier. Sur ces onze mois, 590 000 enfants ont vu le jour – dont 51 000 en novembre – contre un peu plus de 660 000 sur toute l’année 2024.
La baisse s’observe dans toutes les régions du pays, sauf dans les Pays-de-la-Loire, en Martinique, à la Réunion et à Mayotte, précise l’Institut national de la statistique. Ce nouveau repli s’inscrit dans une tendance de long terme : le nombre de naissance diminue chaque année en France depuis 2011 – sauf en 2021, où un léger rebond a été observé après les confinements liés au Covid-19.
Le phénomène s’explique principalement par un recul de la fécondité (c’est-à-dire le nombre d’enfants par femme). L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’est établi à 1,62 enfant par femme en 2024, contre 1,66 en 2023.
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Ce déclin de la natalité agite la classe politique, qui s’inquiète du financement du système de protection sociale, en particulier l’épineuse question des retraites. Emmanuel Macron en était même venu à appeler au «réarmement démographique» du pays.
En parallèle, les décès augmentent, du fait du vieillissement des générations nombreuses du baby-boom. Le nombre de morts a progressé de 1,4% de janvier à octobre 2025 par rapport à la même période l’année précédente, selon les dernières données disponibles de l’Insee. Résultat : en 2025, le nombre de morts pourrait être supérieur à celui des naissances sur une année civile. Une première depuis 1944.




