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Pollution

Dans les Vosges, un village sans eau potable à cause des Pfas : «La suspicion se dirige très vite vers l’épandage de boues industrielles»

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Les habitants des Arrentès-de-Corcieux ont reçu mardi 14 octobre l’interdiction d’utiliser l’eau du robinet. En cause, un taux trop élevé de polluants éternels qui bouleverse la vie de la commune.

A Arrentès-de-Corcieux, le 16 octobre 2025. (Pascal Bastien/Libération)

«Un coup de massue.» Deux jours après avoir reçu la nouvelle, Virginie Lalevée, maire des Arrentès-de-Corcieux, a encore du mal à encaisser. Le 14 octobre, l’Agence régionale de santé Grand-Est et la préfecture des Vosges ont signifié aux habitants de sa commune qu’ils avaient interdiction de consommer l’eau du réseau public. La faute à un taux de Pfas sept fois supérieur à la norme.

Les analyses des quatre derniers mois sont implacables. L’eau du robinet de cette localité d’environ 180 habitants proche de Gérardmer présente une «concentration totale des 20 principaux Pfas […] à 0,73 microgramme par litre», alors que la norme est «fixée à 0,1 microgramme par litre», précisent les deux autorités.

«Une claque» pour les habitants

L’interdiction a donc été prononcée en urgence dans la commune des Vosges, après des tests réalisés dans tout le département. Ces «polluants éternels» peuvent avoir des effets délétères sur la santé : hausse du taux de cholestérol, cancers, impact sur la fertilité ou le développement des fœtus.

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