L’augmentation du prix du tabac suit son cours. Comme annoncé en 2023 dans le cadre du plan national de lutte antitabac, certains paquets de cigarettes vont dépasser, en 2026, les 13 euros l’unité. Selon un document publié ce vendredi 12 décembre par les douanes, des hausses allant de 10 centimes à 1 euro sont attendues à partir du 1er janvier sur certaines références, que ce soit pour le tabac industriel ou à rouler.
A lire aussi
Ce sera notamment le cas des paquets de tabac à rouler du fabricant Japan Tobacco International, qui va également faire franchir ses marques Camel et Winston le cap des 13 euros. Le fabricant Philip Morris International a de son côté décidé d’appliquer des augmentations d’environ 50 centimes sur ses cigarettes et tabac à rouler, notamment sur ses marques premium Marlboro Red ou Philip Morris dont plusieurs références dépassent le palier.
«Inflation des coûts de production»
«Nous avions plutôt absorbé les coûts jusqu’à présent, là nous avons décidé d’augmenter les prix ce qui correspond à la hausse de notre écocontribution, à l’inflation des coûts de production et à la hausse de la part versée aux buralistes», explique un porte-parole de Philip Morris International à l’AFP. «La hausse reste limitée pour ne pas pousser les acheteurs vers le marché illégal et nous n’augmentons que les cigarettes, pas les produits alternatifs comme la vape que nous souhaitons garder abordables», poursuit-il.
Le fabricant British American Tobacco (BAT, Dunhill, Lucky Strike…) n’augmente qu’une petite dizaine de références, principalement ses cigarettes, des hausses allant de 10 à 50 centimes, selon la grille tarifaire des Douanes. Imperial Brands – Seita (Fortuna, Gauloises…) – applique des hausses de 10 centimes sur la plupart de ses marques de cigarettes.
Ventes en recul
Mais tous les paquets ne passent pas la barre des 13 euros : les grands fabricants proposent tous des références autour de 11,50 euros le paquet de 20. Pour le président de la Confédération des buralistes Serdar Kaya «cette énième évolution de prix est une nouvelle occasion de fragiliser davantage nos commerces au profit de la criminalité organisée». «L’Etat doit réagir et ne plus se contenter de percevoir 87 % de taxes sur le produit. Nous avons besoin d’une réponse adaptée de sa part sur la contrebande et la contrefaçon», a-t-il déploré dans une déclaration à l’AFP.
Rapport
Ce qui est sûr, c’est que l’augmentation graduelle du prix du tabac fonctionne : d’après les données publiées ce vendredi par les Douanes, les ventes de cigarettes ont reculé de plus de 11 % en volume entre novembre 2025 et novembre 2024, et de plus de 15 % pour le tabac à rouler.




