Menu
Libération
Journal d'épidémie

Le virus est patient, il est toujours là…

Réservé aux abonnés

Christian Lehmann est écrivain et médecin. Pour «Libération», il tient la chronique d’une société suspendue à l’évolution du coronavirus

Dans un vaccinodrome niçois, en avril. (Valéry Hache/AFP)
Publié le 15/06/2021 à 12h29, mis à jour le 15/06/2021 à 18h21

Actualisation le 15 juin à 18 h 21. Pour accroître les prises de rendez-vous de première dose et accélérer la vaccination, le ministère de la Santé a annoncé ce mardi avoir décidé de rendre de nouveau possible un délai de seulement trois semaines entre deux injections de vaccin à ARN messager, contre 35 à 49 jours jusqu’à aujourd’hui.

La vaccination piétine, ou s’essouffle, c’est selon. Pendant des mois le vaccin était une denrée précieuse, un graal. Aujourd’hui dans certains centres les rendez-vous ne seraient pas pris, pire encore ne seraient pas honorés. Et, comme d’habitude, la population va être montrée du doigt. Cette fameuse population française dont le relâchement a été la source de tous les maux. Certes, le déconfinement s’accompagne d’une volonté d’oublier le virus, de considérer que la pandémie est derrière nous, et avec elle l’impérieuse nécessité de se vacciner. On évoque un plafond de verre, on analyse les pourcentages de patients vaccinés selon les classes d’âge. On s’offusque qu’en six moi

Dans la même rubrique