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Parentalité

L’entrée en vigueur du congé de naissance finalement reportée à juillet 2026

Les parents des enfants nés au cours du premier semestre pourront tout de même en bénéficier. D’une durée d’un ou de deux mois, ce nouveau dispositif à destination des salariés pourrait être indemnisé entre 60 % et 70 % du salaire net.

Les modalités d’application du congé «seront précisées aux futurs parents et aux employeurs dans les prochains jours». (Getty Images)
Publié le 26/12/2025 à 16h12

La mesure visant à encourager «le réarmement démographique» voulu par Emmanuel Macron change encore de calendrier. La date d’entrée en vigueur du congé de naissance a finalement été repoussée au mois de juillet 2026, a annoncé ce 26 décembre le ministère de la Santé et des Familles. «Tous les parents d’un bébé né ou adopté à partir du 1er janvier 2026 et le 31 mai pourront tout de même en bénéficier» a précisé le ministère. Ces derniers auront en effet «un délai supplémentaire exceptionnel s’étendant jusqu’à la fin de l’année 2026» pour prendre ce congé, prévu par le nouveau budget de la Sécu.

Ce congé de naissance pourra durer un ou deux mois, selon le choix du salarié, et être fractionné en deux périodes d’un mois. Il s’ajoute aux congés maternité (16 semaines) et paternité (28 jours) existants. Le montant de l’indemnisation doit être fixé par décret, mais lors des débats parlementaires, l’exécutif a annoncé qu’il s’élèverait à 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second.

Une première date «techniquement pas envisageable»

Le calendrier de l’application de ce nouveau congé de naissance avait fait débat à l’Assemblée nationale : initialement fixée à juillet 2027, elle avait été avancée à l’Assemblée nationale à janvier 2026. Avant d’être décalée d’un an au Sénat - où ont notamment été mises en avant des contraintes techniques. A l’issue d’un ultime aller-retour de la navette parlementaire, la date avait finalement été fixée à janvier 2026 dans le texte définitivement adopté mardi 18 décembre au Palais Bourbon.

Le jour même, le ministère de la Santé et des Familles indiquait à l’AFP que l’entrée en vigueur dès le 1er janvier 2026 n’était «techniquement pas envisageable ni sécurisée pour les employeurs, comme cela avait été souligné par le gouvernement dans le cadre des débats parlementaires. Les équipes sont pleinement mobilisées pour permettre une entrée en vigueur dans le courant de l’année 2026». Les modalités d’application du congé «seront précisées aux futurs parents et aux employeurs dans les prochains jours».

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