Un vent de panique souffle dans les blocs opératoires de l’hôpital européen Georges-Pompidou à Paris ce mercredi 1er octobre. Avant même de commencer, la journée d’ordinaire minutieusement scandée des chirurgiens et des infirmières qui les assistent dérape. Les équipes se comptent, sans y croire. «Toutes nos intérimaires ont annulé leur mission à la dernière minute, se souvient un soignant de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui regroupe 38 hôpitaux franciliens. On n’avait été prévenus de rien en amont. La veille, tous les feux étaient au vert. On a monté une cellule d’urgence pour savoir qui était là ou pas, on a recensé les effectifs salle après salle.» Le verdict tombe, catastrophique pour le personnel hospitalier, anxiogène pour les malades et leur famille. Il manque au moins trois quarts de paramédicales. Impossible, dans ces conditions, d’opérer en toute sécurité. Décision est prise de prioriser les interventions, de repousser celles qui peuvent l’être et de fermer des salles.
Enquête
A Paris, des blocs opératoires désertés et des patients renvoyés : «Les infirmières intérimaires ont annulé leur mission à la dernière minute»
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En application d’une récente réglementation qui encadre leurs tarifs, les sociétés d’intérim ont baissé la rémunération des soignantes. En réaction, celles-ci boudent depuis début octobre plusieurs hôpitaux de la capitale. La crise oblige les chirurgiens à reporter certaines opérations.
Devant l'hôpital Georges-Pompidou à Paris, le 8 août 2025. (Riccardo Milani/Hans Lucas. AFP)
Publié le 18/11/2025 à 6h06
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