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Chronique «Aux petits soins»

Les troubles autistiques en panne de traitement

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L’Inserm a rendu public, la semaine dernière, un travail d’expertise sur la prise en charge des «troubles du spectre de l’autisme». Un tour d’horizon un rien désespérant, avec une recherche thérapeutique encore très lente et une prise en charge complexe.

Dans une classe qui accueille des enfants autistes, au collège Jean-Monnet de Lyon, en 2020. (Antoine Merlet/Hans Lucas. AFP)
Publié le 21/06/2022 à 6h53

L’autisme reste un continent toujours aussi mystérieux, lourd de douleurs et de souffrances. Sur ce dossier longtemps polémique – avec une guerre éternelle entre ceux qui y voyaient une forte composante psy et les autres qui ne décelaient qu’un dérèglement neurologique –, les avancées scientifiques et cliniques sont en effet limitées, comme le montre une expertise de l’Inserm, rendue publique la semaine dernière.

D’abord donc, exit le diagnostic d’autisme, on parle désormais de troubles du spectre de l’autisme (TSA), tous provenant d’imperfections dans le neuro-développement. «Ces troubles apparaissent au cours de la petite enfance ; ils persistent à l’âge adulte. Environ 700 000 personnes en France seraient concernées, note l’Inserm. Ils se caractérisent par des altérations des interactions sociales, des problèmes de communication (langage et communication non verbale), des troubles du comportement, un répertoire d’intérêts et d’activités restreint et répétitif (tendance à répéter les mêmes gestes, paroles ou comportements) et enfin des réactions sensorielles inhabituelles.»

On le voit, c’est un fourre-tout compliqué, aux signes variés. Et ainsi sont mis dans le même ensemble des personnes atteintes du syndrome d’Asperger – une forme d’autisme sans déficience intellectuelle ni reta

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