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Lutte contre le cancer : vape ou pas vape ?

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A trois semaines du «mois sans tabac», certains professionnels de santé et acteurs du secteur de la cigarette électronique en appellent aux pouvoirs publics pour intégrer la pratique dans les plans de lutte contre le cancer.

En matière de lutte contre le tabac, les défenseurs de la vape regrettent une frilosité des pouvoirs publics face à ce qu'ils considèrent comme le meilleur substitut nicotinique. (Frank May/picture alliance)
Publié le 12/10/2021 à 6h44

Cela fait près de dix ans qu’on s’est habitué à la voir dans l’espace public. Tantôt imposante, voire bruyante, parfois stylisée ou aussi discrète qu’un stylo-plume. Depuis le début des années 2010, la cigarette électronique a fait son chemin chez les fumeurs français pour finalement devenir l’outil le plus populaire pour arrêter de fumer. «Plus de la moitié des vapoteurs actuels ou des ex‑vapoteurs déclarent avoir essayé la cigarette électronique dans l’idée d’arrêter de fumer (58,6 %) et 31 % d’entre eux l’ont fait dans l’objectif de diminuer leur consommation de cigarettes», note un rapport de Santé publique France, publié en 2017, qui estimait à 3 millions le nombre de Français ayant adopté la clope électronique.

«Message anxiogène à la population»

Pourtant, la vape ne fait partie d’aucune campagne défendue par les autorités sanitaires. A commencer par l’opération du «mois sans tabac», dont la sixième édition doit se tenir pendant tout novembre. Pour Sébastien Beziau, ancien fumeur et cofondateur de l’association indépendante Sovape, créée en 2016, «le gouvernement doit se saisir de ce sujet. Je ne comprends pas pourquoi les pouvoirs publics ne le font pas. On ne comprend également pas pourquoi la vape est interdite de publicité [depuis l’ordonnance n° 2016-623 du 19

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