Ce samedi 10 janvier, sur l’esplanade du Panthéon à Paris où s’élance la manifestation nationale des généralistes et spécialistes libéraux en colère contre plusieurs dispositions législatives, c’est presque un gimmick. «Alors tu n’as pas été réquisitionnée ?» éclate de rire une médecin, pommettes rougies par le froid en reconnaissant une consœur dans la foule des blouses blanches qui peu à peu envahit la place.
Peu avant, entassés au premier étage d’une auberge de la rue Saint-Jacques pour marquer leur «union», les représentants des syndicats de médecins libéraux et de la Fédération hospitalière privée (FHP) s’étaient déjà bruyamment étonnés de l’avalanche d’injonctions à travailler tombées ces derniers jours sur leurs troupes mobilisées




