Depuis des mois, des médicaments courants sont indisponibles en officine, obligeant prescripteurs et pharmaciens à des substitutions parfois périlleuses, entraînant une surcharge de travail supplémentaire, et provoquant chez les patients angoisses, incompréhensions, et retards de prise en charge. Après avoir très longtemps minimisé la réalité vécue au quotidien par les soignants, le ministère de la Santé a annoncé se saisir du problème au premier trimestre 2023, et publie fin juin, en partenariat avec le ministère de l’Industrie, une liste de 450 médicaments essentiels, annoncée en fanfare le 13 juin par un Emmanuel Macron volontariste, et adepte autopersuadé de l’axiome selon lequel l’intendance suivra. Pour préserver la sécurité sanitaire, un plan de relocalisation de la production de médicaments sera mis en place en France, quand la politique de génériques, pendant des années, avait «profité» de la mondialisation, en délocalisant, avec les aléas qu’on a pu constater pendant la crise du Covid. La liste concerne donc 450 médicaments dont les industriels devront assurer en permanence u
Journal d'épidémie
Médicaments essentiels : contre la pénurie, un listing de malade
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Christian Lehmann est médecin et écrivain. Pour «Libération», il tient la chronique d’une société longtemps traversée par le coronavirus. Aujourd’hui, il revient sur la liste de médicaments essentiels demandée par le ministère de la Santé et établie semble-t-il «en dépit du bon sens».
Cette liste de 450 médicaments essentiels avait été annoncée en fanfare le 13 juin par Emmanuel Macron. (Christophe Archambault/AFP)
Publié le 29/06/2023 à 6h14
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