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Journal d'un système de santé en crise

Missions de Santé publique France transférées au ministère : revers pour la prévention, coup rêvé pour les lobbys

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Christian Lehmann est médecin et écrivain. Pour «Libération», il fait réagir à la décision du gouvernement François Bourdillon, ancien directeur de Santé publique France, et Hendrik Davi, député du mouvement l’Après.

Sante publique France, à Val-de-Marne en 2018. (Arthur Nicholas Orchard/Hans Lucas. AFP)
Publié le 01/02/2026 à 12h52

C’est la fin du Dry January, une bonne raison de sabler le champagne au sein des lobbys vinicoles, et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, c’est la fin de la menace qu’un jour une campagne de santé publique vienne soutenir cette initiative. Santé publique France, agence d’Etat surnommée SPF, se voit «restructurée» d’un trait de plume, décision prise sans aucune discussion préalable par le Premier ministre en personne.

Créée en 2016, SPF regroupait les missions d’éducation à la santé, de réponse aux urgences sanitaires, la gestion des stocks de masques et la veille sanitaire. Au terme de cette restructuration à la hussarde, ne restera à SPF que la vei

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