Le 25 avril 2025, François Bayrou annonçait, au nom d’un «principe de solidarité territoriale», l’obligation pour les généralistes de consulter jusqu’à deux jours par mois dans des zones désertifiées. Quelques jours plus tard, le gouvernement passait de la contrainte au volontariat, confronté à une réalité que le Premier ministre n’avait manifestement pas appréhendée : 87 % du territoire est sous-doté en médecins, après des années de «maîtrise médicalisée» coercitive des dépenses de santé.
L’idée m’avait cependant intrigué, et une fois la coercition écartée, j’ai envisagé d’y participer. Médecin généraliste en retraite active, ayant diminué mon activité (comme dit ma femme, «dans “retraite active”, il y a un mot que tu n’as pas compris»), l’idée de consacrer quelques jours à la solidarité territoriale ne me déplaisait pas. Lorsque, le 1er septembre 2025, le ministre de la Santé, Yannick Neuder, annonce, juste avant la chute de Bayrou,




