Son arrivée en France avait été annoncée par les responsables politiques au futur et présent de l’indicatif, mais n’avait jamais été envisagée au conditionnel. Le molnupiravir, traitement oral antiviral élaboré par le laboratoire américain Merck pour des patients touchés par le Covid-19, disposait même d’un calendrier défini par l’exécutif. «50 000 doses de ce médicament vont être livrées à la France à compter des derniers jours de novembre ou des premiers jours de décembre, c’est-à-dire, dès que les traitements sortiront des chaînes de production», avait assuré le ministre de la Santé, Olivier Véran, dès le 26 octobre, lors d’une audition devant le Sénat. «Dans les prochaines semaines, nous disposerons d’une arme supplémentaire. La France sera le premier pays européen à en faire bénéficier ces citoyens», avait-il redit le 25 novembre, lors de sa conférence de presse commune avec le Premier ministre, Jean Castex. Et pourtant, aujourd’hui, le projet se conjugue au passé. Ou pour le moins, se retrouve totalement à l’arrêt. Car les experts scientifiques de la Haute Autorité de santé (HAS), eux, n’ont clairement pas suivi l’emba
Covid-19
Molnupiravir : la pilule n’est pas passée
Réservé aux abonnés
Echaudée par les résultats définitifs de l’essai clinique de Merck, la Haute Autorité de santé a considéré que «trop de doutes» subsistaient autour de l’efficacité du traitement antiviral.
Le molnupiravir «n’est pas présumé innovant du fait notamment des incertitudes majeures sur l’efficacité de ce traitement», justifie la HAS. (Merck/AFP)
ParAnaïs Moran
Publié le 16/12/2021 à 16h00
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus