Simple pause ou coup d’arrêt ? Ce jeudi 4 avril, l’Assurance maladie a reporté sine die la poursuite des négociations engagées depuis cinq mois avec les syndicats de médecins libéraux pour améliorer l’accès aux soins des Français. Pas vraiment le choix. Quatre syndicats, dont Avenir spé-le Bloc, le plus représentatif chez les spécialistes, se sont retirés du jeu, au moins provisoirement. Tous sont convaincus que cette politique de la chaise vide est un levier puissant pour contraindre le gouvernement à revoir sa copie sur un tout autre sujet : la revalorisation des tarifs hospitaliers, fixée pour 2024 à 4,3 % pour les hôpitaux publics mais à seulement 0,3 % pour les cliniques privées en 2024. Très inférieur donc à l’inflation. Un arbitrage «inacceptable» aux yeux des spécialistes libéraux qui dénoncent une «attaque contre leur outil de travail», nombre d’établissements de santé privés étant déjà en «grande difficulté partout sur le territoire».
Santé
Négociations conventionnelles : Valletoux en première ligne pour renouer avec les médecins spécialistes
Réservé aux abonnés
Le ministre délégué à la Santé a longuement reçu ce jeudi 4 avril le premier syndicat de médecins spécialistes Avenir spé-le Bloc, apparemment prêt à lâcher du lest pour le convaincre de renouer le dialogue avec l’Assurance maladie.
Le ministre délégué chargé de la Santé, Frédéric Valletoux, le 19 mars à Paris. (XOSE BOUZAS/Hans Lucas via AFP)
Publié le 04/04/2024 à 20h37, mis à jour le 04/04/2024 à 20h37
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus