Alors que se profile, dès le 5 janvier, un mouvement de grève des médecins qui s’annonce d’une ampleur inhabituelle, vient d’être publié au Journal officiel le décret d’application d’une loi infirmière votée il y a plusieurs mois. Si ce décret reconnaît enfin le rôle propre des infirmières et leurs compétences pour une prise en charge humaine et holistique du patient, nombre d’entre elles doutent des conditions réelles de son application, la «négociation conventionnelle structurante» censée traduire ces avancées en reconnaissance et en rémunération se déroulant dans un cadre financier particulièrement contraint.
«Malgré l’inflation et la hausse des charges, nous n’avons pas été revalorisées depuis seize ans, explique Laetitia Chillaud Bévier, 44 ans, infirmière depuis dix-sept ans dans le Val-de-Marne, responsable du syndicat Onsil en Ile-de-France. Le but de cette loi infirmière est de valoriser nos compétences, mais tout ceci est soumis à des négociations conventionnelles sans cesse repoussées. Et vu le PLFSS, la Cnam propose d’augmenter not




