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Reportage

«Ces instants de lâcher-prise sont nécessaires» : à Villejuif, des fêtes de fin d’année pour les parents d’enfants malades

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«Libé» a rencontré Rebecca, petite patiente âgée de 3 ans, et sa famille logée près de l’hôpital spécialisé Gustave-Roussy, à la Maison des parents, où une cinquantaine de proches de malades célèbrent Noël et le nouvel an chaque année.

De gauche à droite : Daiana, Rebecca, Theodor et Alexandre, à la Maison des parents de Villejuif, le 22 décembre 2025. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 23/12/2025 à 11h25, mis à jour le 24/12/2025 à 15h53

Tout se joue dans un sourire. Celui de Rebecca lorsqu’elle accroche, du haut de ses 3 ans, une guirlande de loupiotes dorées sur les branches d’un sapin de Noël. Débordant de boules rouges et argentées, l’arbre trône dans la chambre où la fillette, ses parents et son frère ont élu domicile depuis le 21 octobre 2024. Quand elle observe sa fille, Daiana sait que le plus grand des cadeaux ne s’emballe pas dans du papier. C’est le petit corps de Rebecca enfin débarrassé de sa tumeur, un éclat de rire, mais aussi des photos de famille prises en pyjamas à carreaux rouges assortis, pour immortaliser l’instant.

Pour la première fois, la mère de 30 ans peut faire un nœud autour de l’une des mèches brunes de Rebecca. Les chimiothérapies l’avaient jusque-là privée de ce geste. Daiana fait défiler les images sur l’écran de son téléphone : «On veut offrir à nos enfants un Noël comme vivent tous ceux qui ont leur âge. Même si les traitements ne sont pas terminés, même si l’on se trouve loin de chez nous, au moins, on est tous les quatre.»

Décembre, un mois difficile

Originaire de Roumanie, la famille a parcouru près de 2 000 kilomètres pour que Rebecca soit soignée en France, sur les conseils de dizaines de parents dans des groupes de soutien en ligne. C’est entre les murs de la maison de la Fondation Ronald

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