Ils ont préparé leurs valises pour «un exil symbolique». Ce dimanche 11 janvier, alors même que les urgences hospitalières sont sous forte pression, plusieurs centaines de chirurgiens, anesthésistes, obstétriciens, ORL ou ophtalmologues libéraux ont quitté le pays sous l’œil curieux des médias. Au lendemain de la manifestation parisienne des médecins libéraux, premier point d’orgue de l’appel à la grève des soins du 5 au 15 janvier lancée par l’ensemble des syndicats représentatifs de la profession, les spécialistes ont quitté Paris à bord d’un de la vingtaine de cars affrétés par Bloc, grand ordonnateur de l’opération. Selon Philippe Cuq, chirurgien vasculaire à Toulouse et président de ce syndicat «1 936 médecins s’étaient inscrits» mais «plusieurs centaines d’entre eux ont été réquisitionnés» par les autorités.
Direction Bruxelles pour un séjour de trois jours dans un confortable hôtel quatre étoiles, hors d’atteinte des réquisitions préfectorales destinées à assurer la permanence des soins. Objectif revendiqué par le Bloc : «Créer une situation sanitaire politiquement insupportable.» Une stratégie de tension




