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Mobilisation

«On ne va pas se laisser faire» : entre colère et coup de pression à l’exécutif, les médecins en opération «exil» à Bruxelles

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Ce dimanche, plusieurs centaines de médecins libéraux de bloc opératoire sont partis pour la Belgique durant trois jours pour échapper aux réquisitions. Le voyage amorce une mobilisation plus vaste des spécialistes et des cliniques privées, vent debout contre l’absence de hausse des tarifs hospitaliers, à partir de lundi.

Plusieurs centaines de médecins, chirurgiens, anesthésistes, sont montés dans des cars affrétés par Bloc, à Paris en direction de Bruxelles, dimanche 11 janvier. (Kiran Ridley/AFP)
Publié le 11/01/2026 à 7h32, mis à jour le 11/01/2026 à 14h52

Ils ont préparé leurs valises pour «un exil symbolique». Ce dimanche 11 janvier, alors même que les urgences hospitalières sont sous forte pression, plusieurs centaines de chirurgiens, anesthésistes, obstétriciens, ORL ou ophtalmologues libéraux ont quitté le pays sous l’œil curieux des médias. Au lendemain de la manifestation parisienne des médecins libéraux, premier point d’orgue de l’appel à la grève des soins du 5 au 15 janvier lancée par l’ensemble des syndicats représentatifs de la profession, les spécialistes ont quitté Paris à bord d’un de la vingtaine de cars affrétés par Bloc, grand ordonnateur de l’opération. Selon Philippe Cuq, chirurgien vasculaire à Toulouse et président de ce syndicat «1 936 médecins s’étaient inscrits» mais «plusieurs centaines d’entre eux ont été réquisitionnés» par les autorités.

Direction Bruxelles pour un séjour de trois jours dans un confortable hôtel quatre étoiles, hors d’atteinte des réquisitions préfectorales destinées à assurer la permanence des soins. Objectif revendiqué par le Bloc : «Créer une situation sanitaire politiquement insupportable.» Une stratégie de tension

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