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Epidémie

Pyrénées-Orientales : une gastro sévère atteint les parents après avoir touché 400 collégiens dans la commune du Soler

Depuis vendredi, les habitants de ce bourg de 8 000 habitants près de Perpignan sont touchés par la maladie qui a démarré au sein du collège. Si l’eau n’est pas en cause selon l’Agence régionale de santé, des tests doivent encore être effectués sur les plateaux-repas de la cantine.

Samedi, 13 collégiens du Soler ont été hospitalisés pour être réhydratés. (Quentin Top/Hans Lucas. AFP)
Publié le 08/12/2025 à 14h32, mis à jour le 08/12/2025 à 14h36

Il n’a fallu qu’un week-end pour que le virus se répande au village du Soler, près de Perpignan. Quelque 400 élèves du collège des Pyrénées-Orientales ont souffert d’une gastro-entérite vendredi et ce week-end, l’affection touchant désormais des dizaines de parents, a indiqué lundi la maire du Soler, la commune concernée.

Dès vendredi matin, «10 élèves du collège Jules-Verne ont été malades. Ils ont commencé à avoir des vomissements, des maux de tête, des maux de ventre et on a commencé un peu à s’inquiéter», a expliqué la maire Armelle Revel-Fourcade, précisant que ces dix cas avaient été signalés à l’Agence régionale de santé (ARS).

Vendredi après-midi, «le principal a décidé d’évacuer le collège et l’ARS est venue faire des prélèvements d’eau», puis «vendredi soir à peu près une cinquantaine d’enfants sont allés aux urgences parce que la situation s’aggravait, et on avait à peu près 200 élèves malades», a encore précisé Armelle Revel-Fourcade. Samedi, 13 collégiens ont été hospitalisés pour être réhydratés. Lundi, plus aucun d’entre eux n’était hospitalisé. «Sauf que depuis hier (dimanche), les parents d’enfants malades sont devenus malades. Depuis ce matin, on a énormément de parents qui nous informent qu’ils sont malades et qu’ils ont les mêmes symptômes», toujours d’après la maire du Soler.

L’eau mise hors de cause

De son côté, l’ARS a fait savoir que «les premiers résultats ne révèlent aucune non-conformité des échantillons d’eau, prélevés à plusieurs endroits, dans l’enceinte du collège et à proximité de celui-ci». La maire du Soler, bourg de 8 000 habitants près de Perpignan, souhaite des prélèvements supplémentaires sur les fontaines à eau de la cantine.

Le collège a rouvert lundi matin, après avoir été «désinfecté» vers 6 heures. Une cellule de crise rassemblant ARS, gendarmerie, police municipale et Direction départementale de la protection des populations (DDPP) s’y est réunie. La DDPP devait faire des prélèvements sur les repas témoins de jeudi midi et de vendredi midi, a encore déclaré la maire du Soler.

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