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Libération
Journal d'un système de santé en crise

Quand les médecins se sentent abandonnés, la colère monte

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Christian Lehmann est médecin et écrivain. Pour «Libération», il tient la chronique d’une société touchée par les crises sanitaires et du service public. Aujourd’hui il revient sur la grève des soignants.

Manifestation de médecins à Pau, le 5 janvier. (Quentin Top/Hans Lucas. AFP)
Publié le 08/01/2026 à 15h48

Brest, Landerneau, Morlaix, Toulouse, Aubenas, La Rochelle, Avignon, Nantes, et tant d’autres… Les uns après les autres, les hôpitaux déclenchent leur plan blanc, mobilisant des soignants hospitaliers déjà épuisés pour faire face aux conséquences prévisibles depuis des semaines de la grève amorcée par les médecins libéraux depuis lundi 5 janvier. Au Sénat, la ministre Stéphanie Rist déroule les éléments de langage du pouvoir, donnant des chiffres de l’assurance maladie particulièrement lunaires : seuls 15 % des généralistes et 6 % des spécialistes seraient en grève… et la situation catastrophique dans les hôpitaux serait due essentiellement à la neige et à la grippe.

Cette grève a été annoncée depuis deux mois, au moment où les débats sur le PLFSS accumulaient les contraintes et les diminutions de moyens pour les soignants, applaudis en 2

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