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Mesure de précaution

Risque de contamination de laits infantiles Nestlé : la liste des pays touchés par le rappel s’allonge

Ce vendredi 9 janvier, ils sont désormais une cinquantaine d’Etats à être concernés par la vaste campagne de rappel du groupe suisse en raison de la présence potentielle d’une substance d’origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements.

Ce vendredi, cette liste comptait plus d’une cinquantaine de pays, dont la Chine et le Brésil, des marchés importants. (Amaury Cornu/Hans Lucas)
Publié le 09/01/2026 à 21h58

Après le scandale autour des eaux en bouteilles, une nouvelle menace plane sur la réputation de Nestlé. La liste des pays touchés par le rappel de lots de laits pour bébé du géant suisse s’est allongée au fil de la semaine, atteignant la cinquantaine ce vendredi 9 janvier et suscitant des craintes pour la réputation du groupe suisse.

Lundi, plusieurs de ses filiales en Europe, notamment en Allemagne, en Italie et en Suède, ont annoncé procéder à un rappel volontaire de produits en raison de la présence potentielle d’une substance d’origine bactérienne susceptible de provoquer des troubles digestifs, comme des diarrhées et vomissements.

«Aucun cas de maladie en lien avec les produits concernés n’a été confirmé jusqu’à présent», a rassuré tout au long de la semaine le géant suisse de l’alimentation sur son site Internet, expliquant qu’il s’agit d’une mesure de précaution.

Mais la liste des pays touchés n’a cessé de s’allonger, le groupe la mettant à jour au fur et à mesure des discussions avec les autorités locales afin de respecter les procédures de rappel propres à chaque pays.

Ce vendredi, cette liste comptait plus d’une cinquantaine de pays, dont la Chine et le Brésil, des marchés importants.

«Au compte-gouttes»

Déjà secoué par un scandale autour de ses eaux en bouteille, l’action Nestlé a perdu 3,59 % au cours des cinq derniers jours, à 75,41 francs suisses (80,91 euros), alors que le SMI, l’indice phare de la Bourse suisse, a gagné 1,73 %.

Dans une note de marché, Jean-Philippe Bertschy, analyste chez Vontobel, s’inquiète surtout «du risque de réputation», l’impact financier en lui-même étant «limité» puisque les volumes affectés ne représentent qu’environ «0,5%» de son chiffre d’affaires. Les laits infantiles sont une catégorie de produits sensibles et «Nestlé doit désormais fournir une mise à jour claire et globale dès que l’étendue totale sera connue afin de commencer à rétablir la confiance», insiste l’analyste.

L’ONG Foodwatch a reproché au groupe suisse de divulguer les détails «au compte-gouttes», mettant en cause sa communication d’autant qu’il avait déjà procédé à un rappel, notamment en France, en décembre.

Microorganisme «Bacillus cereus»

Lundi, Nestlé a expliqué ce nouveau rappel par la présence potentielle de céréulide, une substance d’origine bactérienne issue du microorganisme Bacillus cereus, identifiée chez un de ses fournisseurs.

Bien que détecté en quantité «infime», les lots potentiellement concernés ont été rappelés «par précaution», a expliqué lundi Nestlé France dans un communiqué. Le groupe a «déjà commencé à s’approvisionner auprès d’autres fournisseurs», a affirmé ce vendredi une porte-parole de Nestlé.

Un outil, déjà mis en place dans certains pays, a également été développé pour rechercher le numéro de lot et vérifier s’il est concerné, a-t-elle précisé. Sur le site de chaque pays touché où ces laits infantiles sont commercialisés sous des noms différents selon les pays, Nestlé a publié les détails des numéros de lots et fourni un numéro de téléphone pour répondre aux questions des consommateurs.

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