On l’a vue apparaître dans les années 2000, et elle s’est aujourd’hui installée dans les usages. En 2024, environ 7,9 % de personnes de 18 à 79 ans déclaraient vapoter, dont 6,1 % quotidiennement. Pas au point de dépasser le tabac (24 % de fumeurs dont 17 % quotidiens). Mais la progression est constante. Son ambiguïté dérange : coté pile, elle est bien moins dangereuse pour la santé que le tabac et s’est révélée une aide précieuse pour arrêter de fumer ; côté face, des questions demeurent sur ses risques, en particulier chez des personnes qui n’ont jamais allumé une cigarette. La majorité des vapoteurs ont déjà fumé – et 47 % d’entre eux continuent ! Dans le même temps, la recherche avance et commence à éclaircir les zones ombres. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) publie ce mercredi 4 février une expertise d’ampleur inédite sur les risques pour les consommateurs des produits du vapotage. Toxicité, sevrage, danger spécifique pour les jeunes… Libération a épluché les données scientifiques disponibles afin de répondre à toutes les questions que les trois millions d’usagers estimés en France se posent.
Que sait-on aujourd’hui des effets sur la santé ?
Selon les experts de l’Anses, qui se fondent sur l’analyse de près de 3 000 publications scientifiques, la cigarette électronique est bel et bien susceptible d’entraîner des risques pour la santé. «Il y en a dès qu’on vapote. Mais il sera plus important si vous vapotez plus, à l’inverse de la cigarette où les risques sont maximaux dès la première cigarette»




