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Le secrétaire américain à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., lors du sommet inaugural «Make America Healthy Again» (Maha) à Washington, le 12 novembre.Le secrétaire américain à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., lors du sommet inaugural «Make America Healthy Again» (Maha) à Washington, le 12 novembre. (Nathan Howard/REUTERS)
Récit

Robert F. Kennedy, le croisé antivax qui menace la santé des Américains

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Lundi 5 janvier, le ministre de la Santé de Trump a effacé six vaccins pédiatriques de la liste des recommandations au niveau fédéral. Le neveu de JFK maltraite la principale agence sanitaire du pays et parachève son combat de toujours, en sabordant méthodiquement la prévention de maladies mortelles.
ParPhilippe Coste
correspondance à New York
publié le 6 janvier 2026 à 17h44

Il y aura des morts, bien sûr. Mais c’est pour la bonne cause, jurent les nouveaux maîtres de la médecine américaine. Début décembre, à Atlanta en Géorgie, au cœur de l’imposant bâtiment des centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), la principale agence sanitaire des Etats-Unis, on révise avec hargne la valeur des vies humaines. Le comité chargé des recommandations vaccinales dans le pays commence à délibérer sur le détricotage des protocoles de vaccinations infantiles en place depuis des décennies.

En juin 2025, cinq mois après l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les 17 membres de ce conclave de chercheurs et praticiens avaient tous été évincés. Leurs remplaçants, triés sur le volet par Robert F. Kennedy Jr. (RFK Jr.), le premier secrétaire à la Santé vaccinosceptique de l’histoire américaine, appartiennent pour plusieurs d’entre eux à l’avant-garde de la mouvance populiste Maha, «Make America Healthy Again», acharnée coûte que coûte à, selon elle, «rendre sa santé à l’Amérique».

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