Une menace d’«exil» pour dissuader les parlementaires de leur chercher des noises. Réunis ce jeudi 6 novembre à Paris, les représentants du Bloc, premier syndicat des chirurgiens, des anesthésistes-réanimateurs et des gynécologues obstétriciens libéraux, ont adressé un message préventif aux députés sur le point d’examiner en séance publique, d’ici à dimanche, une disposition à haute teneur inflammable du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Soit la possibilité d’instaurer une «surcotisation» sur leurs dépassements d’honoraires dont le montant pourrait être réévalué «par voie réglementaire».
«On ne prend personne au dépourvu mais on prévient : si cela passe, on se casse», avertissent les praticiens mobilisés. Lesquels se préparent activement à l’épreuve de force. «S’il y a quoi que ce soit dans la loi sur le secteur 2, on arrête de bosser et on part s’installer à Bruxelles du 5 au 19 janvier, expose le président du Syndicat national des chirurgiens




