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Soigner le vaginisme : du botox pour dérider les muscles du périnée

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Injectée par des chirurgiens plasticiens, la toxine botulique peut aider des femmes pour qui la pénétration est douloureuse ou impossible. Encore confidentielle et non remboursée, la pratique reste un dernier recours, après la rééducation et les thérapies comportementales.

Image extraite du livre «Vulva Obscura» de Hanne Lemon (2025, Hopper&Fuchs). (Hanne Lamon. Hopper&Fuchs)
Publié le 10/01/2026 à 9h11

En plus de faire disparaître les pattes d’oie autour des yeux, le botox permet un relâchement des muscles susceptible de dérider… le périnée. Safya, 25 ans, avait tout essayé avant la toxine botulique, la substance active souvent désignée sous le nom de marque botox. La jeune femme avait multiplié les rendez-vous chez une sage-femme, consulté des gynécologues. Elle avait méticuleusement réalisé des exercices de rééducation vaginale à l’aide de dilatateurs, des sortes de bougies de différentes tailles destinées à détendre le périnée, ce muscle puissant que les femmes contractent quand elles se retiennent d’uriner. Et pourtant, au moment d’une pénétration, ce même réflexe peut devenir un verrou.

Lorsque les femmes le contractent involontairement et que toute pénétration s’en trouve empêchée, on parle de vaginisme. «Entre 5 et 17 % des femmes en souffrent, selon les études et le degré. Il peut ê

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