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Fin de vie

Soins palliatifs et aide à mourir : un examen au Sénat enfin fixé, au 12 janvier

Après avoir été repoussés plusieurs fois, les textes devraient arriver à la Chambre haute en début d’année, a annoncé mercredi le ministre des Relations avec le Parlement.

A l'unité de soins palliatifs de Villejuif, dans le Val-de-Marne, le 4 juin. (Thomas Samson /AFP)
Publié le 06/11/2025 à 15h18

Les propositions de loi sur la fin de vie seront examinées au Sénat à partir du 1er janvier, a annoncé aux sénateurs mercredi 5 novembre le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, alors que l’étude de ces textes a été reportée à plusieurs reprises.

Même si l’ordre du jour du mois de janvier n’a pas été officialisé à ce stade, le ministre a fait cette annonce mercredi soir devant les sénateurs, lors d’une réunion des présidents de groupe et de commission de la Chambre haute chargés d’arrêter le calendrier, a confirmé le ministère ce jeudi. Le gouvernement avait déjà annoncé la reprise des débats sur la fin de vie à l’Assemblée nationale au mois de février 2026, ce qui impliquait un examen préalable par le Sénat.

Les deux propositions de loi, une première consensuelle sur les soins palliatifs, et une autre, nettement plus sensible, sur la création d’une aide à mourir, ont été votées fin mai en première lecture à l’Assemblée, mais la chute du gouvernement de François Bayrou avait reporté leur examen au Sénat.

Deux lectures dans chaque Chambre seront nécessaires avant d’envisager une adoption définitive de ces textes, érigés comme priorité du deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron sur le volet sociétal.

Macron poussé au référendum

Les débats risquent d’être moins consensuels au Sénat qu’à l’Assemblée, car le groupe Les Républicains de la Chambre haute, première force de cet hémicycle, est très réservé sur la création d’une aide à mourir et pourrait modifier le texte.

Face à cet enlisement au Parlement, le député Olivier Falorni, à l’origine des propositions de loi, et l’ancien journaliste Charles Biétry, atteint de la maladie de Charcot, ont demandé mardi à Emmanuel Macron d’organiser un référendum sur ces textes avant l’été, faute d’adoption parlementaire.

Emmanuel Macron avait lui-même évoqué en mai un référendum, en cas «d’enlisement» au Parlement, tout en précisant qu’il le ferait avec beaucoup de précautions.

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