Après dix-huit mois de pandémie, la France sous Covid se déchire au nom de la «liberté». Samedi, aux cris de «Macron démission», «nous ne sommes pas des cobayes», «à bas la dictature sanitaire», quelque 161 000 personnes (selon la police) ont battu le pavé un peu partout en France, ulcérées que le consentement au vaccin devienne le sésame pour une vie sociale sans entrave (ou presque), voire, s’agissant des soignants, la condition sine qua non pour éviter mise à pied ou licenciement. A la colère d’une foule convaincue de faire acte de «résistance» face à la dérive autoritaire du pouvoir, Emmanuel Macron a répondu par l’ironie : «Chacun est libre de s’exprimer dans le calme mais sauf à ce que le virus ne cède aux manifestants, je ne crois pas qu’il y ait une grande efficacité à manifester contre lui», a raillé le chef de l’Etat, qui dit «assumer» les décisions «proportionnées» annoncées le 12 juillet, sur le pass sanitaire comme sur l’obligation vaccinale des soignants. «Quand on parle de science, il y a encore des choses qui sont vraies et d’autres fausses», a-t-il poursuivi
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Sous les pavés, la vague des vaccinés
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Derrière la mobilisation contre le pass sanitaire, avec plus de 160 000 manifestants en France ce week-end, le nombre de personnes ayant reçu leur première injection devrait passer le cap des 40 millions.
A centre de vaccination sur la base de loisirs de Cergy, vendredi. (Cyril Zannettacci/Vu pour Libération)
Publié le 25/07/2021 à 20h56
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