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Un plan national contre l’infertilité lancé «dans les prochaines semaines», annonce la ministre de la Santé

Les Français âgés de 29 ans et plus recevront des messages d’information personnalisés concernant leur santé reproductive, a déclaré Stéphanie Rist à l’Assemblée nationale ce lundi 15 décembre.

Les Français ont un «besoin urgent d'information» sur la santé reproductive, selon la ministre de la Santé. (Hector Roqueta Rivero/Getty Images)
Publié le 15/12/2025 à 18h59

La croisade du gouvernement pour le «réarmement démographique» se poursuit. Un plan national de lutte contre l’infertilité va être lancé «dans les prochaines semaines», a annoncé ce lundi 15 décembre la ministre de la Santé et des Familles, Stéphanie Rist, lors de son audition devant une mission d’information de l’Assemblée nationale sur la baisse de la natalité.

En France, «environ un couple sur huit ou dix en âge de procréer connaît des difficultés à concevoir un enfant» en raison de «facteurs multiples», et «il y a un vrai enjeu d’accompagnement par notre système de santé face à cette nouvelle donne, pour mieux prévenir, mieux détecter et mieux prendre en charge l’infertilité», a-t-elle poursuivi.

«Conformément à la préconisation du rapport sur l’infertilité de 2022, nous allons donc mettre en œuvre un plan national de lutte contre l’infertilité, que je lancerai officiellement dans les prochaines semaines», a ajouté la ministre. Emmanuel Macron avait annoncé début 2024 «un grand plan de lutte contre ce fléau» de l’infertilité, dans le cadre d’un «réarmement démographique». Jusqu’ici, ce plan n’a pas eu de concrétisation majeure, au grand dam de spécialistes - dont le co-auteur du rapport, le Pr Samir Hamamah, spécialiste de la médecine de reproduction - et d’associations de patients.

«Préserver sa fertilité avant qu’elle ne baisse»

Le plan concernera la prévention, la sensibilisation, la recherche et la prise en charge, a déclaré Stéphanie Rist. «Un comité de pilotage se réunira en janvier pour assurer la mise en œuvre dans les meilleurs délais, aussi bien sur un site d’information accessible à tous que sur le déploiement de l’offre nécessaire d’autoconservation d’ovocytes par exemple», a-t-elle précisé.

Par ailleurs, «dès l’année prochaine, pour répondre au besoin urgent d’information, chaque Française et Français de 29 ans recevra de l’Assurance maladie un message personnalisé sur sa santé reproductive», a annoncé la ministre - 29 ans étant l’âge à partir duquel il est autorisé de congeler ses gamètes. La ministre juge que «c’est fondamental, non pas pour mettre une quelconque pression, mais pour éviter un effet de “Si j’avais su” en donnant à chacune et chacun les moyens d’agir et de préserver sa fertilité avant qu’elle ne baisse».

Le message comportera aussi, selon elle, des informations sur «les contraceptions possibles» pour les personnes ne souhaitant pas avoir d’enfants ou ne désirant pas en avoir dans l’immédiat.

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