En ce début août, le docteur Jérémy Lourenco ne manifeste plus aucune surprise quand il découvre les lésions cutanées caractéristiques du monkeypox sur le corps de ses patients. «Depuis début juillet, j’en diagnostique deux à quatre par jour», estime le généraliste et infectiologue du centre de santé du Chemin-Vert, dans le XIe arrondissement de Paris, non loin du quartier du Marais, où la communauté gay a depuis longtemps ses habitudes. En la matière, le praticien de 36 ans a plus de recul que beaucoup. C’est lui qui, le 18 mai dernier, a signalé le premier cas suspect de variole du singe en France. «Mon patient, un trentenaire homosexuel sous Prep, était venu me consulter suite à une éruption de gros boutons dont un assez douloureux, se souvient le médecin. Sur le coup, j’ai pensé à une infection par staphylocoque, ce qui est une erreur diagnostique encore courante. Mais le nombre de lésions, leur localisation et leur aspect m’ont alerté. Je ne savais absolument pas de quoi il s’agissait mais c’était bizarre.»
Reportage
Variole du singe: «Si on ne pousse pas suffisamment la vaccination, ça va diffuser»
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Le docteur Jérémy Lourenco fut le premier à signaler en France un cas de «monkeypox». Depuis, il vaccine à tour de bras et alerte contre la diffusion de cette maladie qui n’est pas, insiste-t-il, circonscrite à la communauté LGBTQI+.
Des doses de vaccin contre la variole du singe au centre de santé Edison, dans le XIIIe arrondissement de Paris, le 1er août. (Marie Rouge/Libération)
Publié le 15/08/2022 à 12h51
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