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Interview

Service national volontaire : «Dans un monde marqué par les crises, l’armée s’impose comme une figure qui peut rassurer»

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La sociologue Anne Muxel rappelle que la volonté d’engagement des jeunes dépasse aujourd’hui le simple clivage gauche-droite ou la question du genre. La guerre fait désormais partie de leurs préoccupations, derrière les inquiétudes environnementales.

A la caserne de Varces (Isère) jeudi 27 novembre, lors de la visite d'Emmanuel Macron. (Pablo Chignard/Libération)
Publié le 27/11/2025 à 20h04

Alors qu’Emmanuel Macron a dessiné les contours du nouveau service militaire volontaire pour les jeunes de 18 à 19 ans ce jeudi 27 novembre, qu’en est-il de la «soif d’engagement» des principaux concernés ? Sont-ils prêts «à se lever pour la patrie» comme l’a affirmé le chef de l’Etat ? La sociologue Anne Muxel, directrice de recherches émérite au Centre de recherches politiques de Sciences-Po (Cevipof) et autrice d’une enquête intitulée les Jeunes et la Guerre publiée en 2024, rappelle qu’une part importante de jeunes se sent aujourd’hui prête à se mobiliser, dans un contexte de menaces grandissantes et de regain du patriotisme.

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