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Analyse

IA générative et deepfakes sexuels : derrière la polémique Grok, les travailleuses du sexe pénalisées

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Vols de contenus, deepfakes et modération défaillante… Face à la multiplication des images à caractère sexuel générées sans consentement par l’intelligence artificielle, des travailleuses du sexe mettent en lumière l’arrivée d’une nouvelle forme de prédation en ligne et ses effets sur la reconnaissance de leur travail.

Le réseau social Grok a annoncé, le 14 janvier 2026, la mise en place de mesures destinées à en limiter les dérives. (Yui Mok/PA Wire. Abaca)
Par
Zoé Fraslin
Publié le 18/01/2026 à 8h21

L’intelligence artificielle générative n’en finit plus de susciter le débat. Dans un rapport consacré au monde de l’influence et des réseaux sociaux rendu public le 13 janvier, le député socialiste Arthur Delaporte et l’ancien député EPR Stéphane Vojetta pointent plusieurs dérives liées à son utilisation. Ils recommandent notamment d’interdire le «recrutement de créateurs de contenu pour adultes», de proscrire les outils facilitant la création de deepfakes (photos ou vidéos modifiées par intelligence artificielle) à caractère sexuel, et, plus largement, d’instaurer un registre public des agents d’influenceurs afin de mieux encadrer leur activité. Dans leur rapport, ils mentionnent également le pillage massif de contenus intimes postés par des travailleurs et travailleuses du sexe (TDS) sur OnlyFans, ensuite utilisés pour alimenter des deepfakes.

Car dans le viseur des critiques figure notamment

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