Affronter la violence du déni administratif et mettre en suspens ses projets de vie. C’est le lot des personnes transgenres confrontées à des refus de reconnaissance d’affection longue durée ou de prise en charge de chirurgies par la Caisse nationale d’assurance maladie et ses branches départementales, les CPAM. Ces pratiques discriminatoires persistantes font l’objet de nouveaux débats devant la justice ce mercredi 28 janvier au tribunal correctionnel de Lyon.
Lors d’une audience unique, les dossiers de quatre personnes trans vont être examinés, après leur rejet par la CPAM du Rhône. Epaulés par un collectif d’associations, les requérants ont bon espoir que la décision des juges s’aligne sur celles rendues en 2025 à Strasbourg et Bobigny, puis à Grenoble début janvier, en faveur de quatre autres personnes trans. Les refus ayant été considérés comme illégaux, les caisses concernées ont été condamnées à prendre en charge leurs soins, ainsi qu’à les indemniser pour le préjudice subi.
«Ces refus provoquent une impossibilité de recours aux soins alors que ce recours est déjà complexifié car ce sont des




