L’attirance pour les femmes enceintes relève d’un érotisme de niche connu sous le nom de maïeusophilie (amour de la mise au monde) ou encore «preggophillie» (attirance pour les gestantes). Bien que ce fantasme soit confidentiel, de nombreux sites de vente proposent de l’assouvir à l’aide de corps synthétiques qui se portent comme des vêtements. Ces costumes de maternité (allant de deux à neuf mois, voire dix) se présentent sous la forme de secondes peaux de silicone dotées d’un abdomen rebondi qu’il est parfois possible d’acheter en plusieurs tailles pour moduler leur volume au fil de la grossesse. Certaines de ces tenues, hypertrophiées, sont censées contenir des jumeaux. Ce vestiaire s’adresse à une clientèle mélangée, de travestis, d’actrices de cinéma et de personnes – tous genres confondus – souhaitant «devenir une maman».
Les 400 culs
Le fantasme de la femme enceinte, envers du mouvement anti-avortement ?
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Pour l’artiste polonaise Agata Wieczorek, cette attirance singulière, symbolisée par la vente de tenues sexuelles figurant un ventre rond, se développe en réaction à une forme de puritanisme rampant qui voit un nombre croissant de pays remettre en cause le droit d’avorter.
Extrait du court-métrage «Growing», réalisé par Agata Wieczorek et sélectionné au festival du film fantastique de Gérardmer. (Agata Wieczorek)
ParAgnès Giard
Publié le 28/01/2023 à 10h03
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