Avec le temps, tiens, tout s’en vient. La première heure passée avec Sophie Elizéon, 50 ans, déléguée interministérielle en charge de la lutte contre le racisme et l’homophobie (Dilcrah), fut à l’image de l’organisation de ce rendez-vous avec son assistant : très maîtrisée et dédiée à la communication des fonctions pacificatrices que la quinquagénaire exerce depuis le 8 mars. Le lieu a été choisi pour illustrer le respect que nous devons à nos contemporains et à nos prochains, quelles que soient leur religion, leur orientation sexuelle, etc. : le jardin Joseph-Migneret, situé rue des Rosiers. Il porte le nom d’un Juste parmi les Nations, et la ville de Paris rebaptisera bientôt une portion de terrain dans les environs du nom de Sarah Halimi. Voilà pour les juifs. Nous sommes au cœur du Marais, le quartier gay, donc tout y est, le compte est bon ou presque, d’autant plus que l’entretien a lieu le jour de la Marche des fiertés à laquelle Sophie Elizéon participera, bien entendu. La fraternité, le mot de la devise républicaine qu’elle souhaite mettre en valeur car «on l’oublie», ponctue ses phrases. Deux heures plus tard, tandis que nous partageons un déjeuner à l’abri de la pluie, la parole se délie enfin : «
Le portrait
Sophie Elizéon, fraternelle
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La préfète tout en maîtrise est la nouvelle déléguée interministérielle en charge de la lutte contre le racisme et l’homophobie.
Sophie Elizeon. (Roberto Frankenberg/Libération)
Publié le 06/07/2021 à 19h41
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