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Sur les réseaux sociaux, plus de chatons, moins de cons

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Meta a annoncé que les contenus politiques ne seraient plus mis en avant sur Instagram et Threads. Une décision qui s’imposait pour notre santé mentale.
Face aux débats stériles, il est temps de réalimenter les réseaux sociaux en photos de nos bestioles. (bombermoon/Getty Images)
publié le 12 février 2024 à 15h25

Va-t-on enfin pouvoir scroller sereinement ? Meta, la maison mère d’Instagram et Threads, a annoncé vendredi 9 février que ces réseaux ne recommanderaient plus de contenus politiques auprès de leurs utilisateurs. Les coups de gueule enflammés de votre oncle pourront toujours être partagés par les comptes que vous suivez, mais ils ne seront plus mis en avant par l’algorithme. «Notre objectif est de préserver la possibilité de choisir d’interagir avec du contenu politique, tout en respectant l’appétit de chacun pour [ce type de contenu]», a précisé Adam Mosseri, le patron d’Instagram. Il s’agit de rendre moins visibles les publications «liées aux lois, aux élections ou à des sujets sociaux», a-t-il ajouté. Ce devrait être effectif dans les jours à venir.

Il est loin le temps (béni) où l’on pouvait interagir en ligne sans avaler un cachet de Xanax. Facebook, le premier réseau social d’ampleur, est né il y a vingt ans sur la volonté de Mark Zuckerberg d’offrir à des élèves d’une même université la possibilité de se retrouver en ligne. Il n’était pas alors question d’y débattre de l’existence d’un prétendu «grand remplacement» ou de la GPA, seulement d’organiser la prochaine fête ou de partager des photos de vacances mal cadrées. Mais pour faire gonfler leurs audiences, les résea