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Reportage

Tombe à vendre, charme de l’ancien, travaux à prévoir : dans les cimetières parisiens, un tirage au sort pour sauvegarder le patrimoine funéraire

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La mairie de Paris propose à la vente trente vieux monuments à restaurer au Père-Lachaise, au Montparnasse et à Montmartre, manière de préserver les lieux et de faire de la place aux Parisiens qui peinent à se faire enterrer intra-muros.

Un tombeau à vendre dans la 49e division du Père-Lachaise, proche d'Honoré de Balzac, Gérard de Nerval et, surtout, de l'illustre militante féministe Hubertine Auclert. (Direction des Espaces Verts et de l’Environnement Service des cimetières)
Publié le 08/11/2025 à 10h59

A vendre : «Caveau de deux cases de 50 cm de large réalisé en appareil régulier de pierres calcaires, disjointes, trop étroit pour cercueils contemporains.» Cette semaine, la ville de Paris a mis en ventre trente monuments funéraires dans ses plus grands cimetières intra-muros, dix au Père-Lachaise (XXe arrondissement), dix au Montparnasse (XVe) et dix à Montmartre (XVIIIe). Des cessions qui viennent avec des contreparties : la promesse de restaurer à l’identique le monument, noms des anciens propriétaires mis à part. Une manière pour la ville de sauvegarder le patrimoine funéraire tout en ouvrant des places aux Parisiens et Parisiennes dans ces cimetières où la place manque cruellement.

Au Père-Lachaise, dans une allée pavée couverte de feuilles aux couleurs automnales, un carré rouge signale l’emplacement d’une de ces tombes. Une stèle en pierre émoussée d’un gris presque uni, des gravures disparues sur la plaque de marbre, de la mousse. Le monument date de 1860 environ, et n’a rien de particulièrement remarquable a priori. Les neuf autres sont à peu près du même acabit, des sépultures qui n’ont certes pas un intérêt patrimonial e

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