A vendre : «Caveau de deux cases de 50 cm de large réalisé en appareil régulier de pierres calcaires, disjointes, trop étroit pour cercueils contemporains.» Cette semaine, la ville de Paris a mis en ventre trente monuments funéraires dans ses plus grands cimetières intra-muros, dix au Père-Lachaise (XXe arrondissement), dix au Montparnasse (XVe) et dix à Montmartre (XVIIIe). Des cessions qui viennent avec des contreparties : la promesse de restaurer à l’identique le monument, noms des anciens propriétaires mis à part. Une manière pour la ville de sauvegarder le patrimoine funéraire tout en ouvrant des places aux Parisiens et Parisiennes dans ces cimetières où la place manque cruellement.
Au Père-Lachaise, dans une allée pavée couverte de feuilles aux couleurs automnales, un carré rouge signale l’emplacement d’une de ces tombes. Une stèle en pierre émoussée d’un gris presque uni, des gravures disparues sur la plaque de marbre, de la mousse. Le monument date de 1860 environ, et n’a rien de particulièrement remarquable a priori. Les neuf autres sont à peu près du même acabit, des sépultures qui n’ont certes pas un intérêt patrimonial e




