«Ici, vous êtes dans un des lieux historiques de vente de cigarettes de contrefaçon.» Le maire socialiste de Pantin, Bertrand Kern, est au centre de l’estrade. Sa voix est grave, les traits de son visage sont tirés. Autour de l’édile, sept autres maires attendent de prendre la parole. Leurs discours se ressemblent : ils expriment leurs inquiétudes face au climat pesant dans le quartier lié au trafic de cigarettes de contrebande et relatent une situation qui «n’a jamais été aussi dégradée à la veille des Jeux olympiques de Paris 2024». En manifestant, les élus réclament une présence régulière et constante de la police mais aussi plus de justice sociale «car les vendeurs sont des gens désœuvrés».
Ce rassemblement a lieu alors que des opérations coups de poing du ministère de l’Intérieur sur le modèle des «Places nettes XXL» se sont achevées la semaine dernière en Seine-Saint-Denis. Cette initiative d’une durée de trois semaines a permis de saisir 120 000 euros et un peu moins de 33 000 paquets de cigarettes en contrebande, selon




